Donnez-moi une chaise longue !

Si vous appréciez la géopolitique, allongez-vous sur une chaise longue et profitez avec moi de cette lumière d’automne pour observer le monde et notre coin de paradis. Vous y verrez des guerres, des catastrophes, mais aussi toutes les intrigues qui s’y déroulent. Nous avons tout d’abord la guerre en Syrie et ses gaz de combat avec, dans l’ombre, quelques fournisseurs de composants. Je veux bien évidemment parler de nos grands moralisateurs que sont les États-Unis????????????????, la France, l’Angleterre et l’Allemagne. Vient ensuite le dernier rebondissement de la catastrophe en Haïti avec son cortège d’ONG dont 50 des 100 principales ont au moins un administrateur appartenant à l’industrie de l’armement ou du tabac. Pour terminer, nous avons cette nouvelle défection d’un américain appartenant à l’industrie de l’intrigue et de l’espionnage. Il s’agit d’une sorte de soldat en col blanc qui, comme s’il voulait nous sortir de notre angélisme, se met à nous révéler ce qu’il sait. En changeant de focale, vous y verrez un pape qui dénonce les « évêques d’aéroport », une Pussy Riot qui dénonce « l’esclavage » de son camp de prisonniers et Microsoft qui dénonce le monopole de Google. Un peu plus près, vous pourrez observer qu’au sein de ce surprenant laboratoire socialiste qu’est la France, vous aurez 10% des meilleurs contribuables qui participent à raison de 81 % de l’impôt sur le revenu. Quant à notre coin de paradis, il est aisé d’observer que nous en prenons le même chemin sauf que nous ne sommes pas encore dans la même pétaudière fiscale. Ces cinq dernières années, alors que la plupart des pays industrialisés redoublaient d’efforts pour maintenir leur tête hors de l’eau, nous autres helvètes, en étions à nous focaliser sur notre image. Combien de fois n’avons-nous pas entendu nos populistes de tout bord vouloir fustiger les winners, les banques, les patrons, les propriétaires, les épargnants et les valaisans. Désormais, alors que nos voisins se ressaisissent, la Suisse commence à mesurer les dégâts des politiques appliquées. L’un des piliers de notre État qu’est le système judiciaire se voit complètement remis en cause. L’on peut reprocher aux socialistes De Dardel et Brunner d’avoir lancé le projet des jours amende, mais ils ont tout de même été validés par notre parlement dans son entier. À l’heure où tout le monde découvre et s’insurge de l’attention donnée aux condamnés jugés plus malades que coupables, n’est-il pas surprenant d’entendre encore des voix qui considèrent qu’il faut poursuivre toutes les tentatives d’insertion comme si ces meurtres n’étaient que des dégâts collatéraux. Alors que l’indice international des droits de propriété met en exergue l’importance de celle-ci dans la prospérité d’un pays ; son édition 2013 nous fait régresser du 3e au 5e rang dans l’échelle de la sécurité juridique de celle-ci. En cause, la politique à courte vue menée ces dernières années par la Confédération. Ce constat peut paraitre surprenant d’autant qu’il n’intègre pas encore les coups de canifs portés par notre législateur aux détenteurs de patrimoine, courant 2013. Imaginez donc ce qu’il adviendra de notre rang avec la volonté d’imposer les successions !

 

L’usage de cette chaise longue commence à influencer ma vision. J’y vois un américain poursuivi par Evelyne Wydmer Schlumpf ; il s’enfuit avec la clé de la maison « Suisse ». Un peu plus loin, derrière la haie, j’aperçois François Hollande, il jumelle le gâteau sis sur le bord de la fenêtre.

Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées !

Telle devait être la devise des Valaisans lors de la dernière votation sur l’ouverture des shops sis sur les grands axes routiers, car comment comprendre que l’avons refusée alors que nous sommes un canton touristique. Ne reprochons dès lors pas aux Confédérés de ne pas nous avoir soutenus lors de la votation sur la Lex Weber et la LAT !

Eh oui ! La géopolitique locale a aussi son intérêt !

J’en veux pour exemple le chantage pratiqué par Doris Leuthard. Elle déclare ouvertement que si nous ne soutenons pas la vignette à CHF 100.–, la route du St-Bernard n’intègrera pas le réseau des routes nationales. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que les frais d’entretien demeureront à notre charge, tout comme nous perdrons 6 millions liés au subventionnement de notre réseau routier cantonal, en raison d’une diminution du kilométrage global. Si l’on ajoute à cela les CHF 60.— payés par les 240’000 automobilistes valaisans (14,5 millions) ; il est une évidence que la balance n’est pas en notre faveur.

Poursuivons par une correction du Rhône qui passe d’une version de 900 millions à désormais 2 milliards avec un soutien fédéral réduit de 60% à 40% et c’est l’inquiétude qui vous gagne. Vous en êtes à réfléchir sur les bonnes intentions des uns et des autres…

Dieu merci, moi j’ai mon lot de consolation. La vache FDP d’Alain Balet a réalisé un excellent résultat sur le terrain du CVPO lors des combats de Rarogne.

CAGILLIOZ – Le Confédéré

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Le coupage d’un vin, une notion dépassée et péjorative

Si le coupage d’un vin a toujours existé, il n’est guère synonyme d’assemblage de même qu’il s’avère unanimement considéré comme un mot péjoratif.arvine-soldée

La branche viticole valaisanne, à l’égale de son canton, a vécu des périodes fastes, mais aussi difficiles. À l’arrivée du phylloxéra en 1916, succéda un renouvellement complet de notre vignoble. A la surproduction des années 1982 et 1983, succéda une profonde remise en question débouchant sur la création des AOC courant 1991.

La filière a également réussi à traverser de nombreuses autres crises en raison d’anticipations bénéfiques rarement révélées puisqu’à l’égal de nos médias, l’on ne parle jamais du nombre d’avions qui traversent notre espace, mais de ceux qui en tombent.

Deux décennies se sont écoulées depuis la dernière grande crise, deux décennies d’efforts, d’innovations et de succès qui désormais s’essoufflent. Dans son étude intitulée « stratégie vitivinicole valaisanne à l’horizon 2015 » ; une étude préfacée par Monsieur le Conseiller Jean-Michel Cina, et réalisée courant 2009 par une équipe d’experts dirigée par le Pr. Bernard Catry, il est clairement réitéré ce qui avait déjà été démontré à la création des AOC : « notre canton ne peut s’en sortir qu’en optant pour la stratégie de montée en gamme tout en valorisant le travail du vigneron par opposition à une stratégie de volume et de prix bas ».

Cette étude révèle ce que nombre d’entre nous constatent amèrement : on trouve au même point de vente des appellations de cépage à CHF 7.—et à CHF 14.—la bouteille, les deux bénéficiant de l’appellation AOC. Cette étude se voit désormais rattrapée puisqu’il nous suffit de taper sur Google image « action Arvine » et vous verrez apparaitre une pub avec une Arvine AOC Valais à 7,45 probablement coupée à 15%. Avec son Ordonnance sur la Vigne et le Vin, le canton du Valais autorise un coupage à hauteur de 15% pour certaines appellations faisant référence à un cépage.

Le maintenir relève non seulement d’un anachronisme évident, mais ruine les efforts de ceux qui tirent la branche vers le haut, car celui qui veut créer une spécialité composée d’une Petite Arvine et d’un autre cépage peut procéder de l’assemblage et intituler son vin d’un autre nom. Il est désormais temps de remettre l’ouvrage sur le métier car ce n’est pas le coupage, ni l’usage d’un AOC trop généralisé et encore moins la pratique d’une promotion inappropriée qui nous permettra de récupérer les marchés perdus.                                                         CAGILLIOZ – Le Confédéré

Les petites vérités du Grand Conseil

En session constitutive du 25 mars, nous avons vécu quelques évènements dont tous n’ont pas bénéficié du même éclairage ; certains n’ont d’ailleurs pas été relatés.

Une observation chronologique de cette session nous révèle tout d’abord qu’à la différence d’il y a quatre ans, le cortège des élus ne bénéficiait d’aucun drapeau de district. Serait-ce le signe annonciateur d’un prochain redécoupage cantonal de ces mêmes districts, car rappelons ici que le Conseil d’État s’était engagé à conduire une réflexion de fond sur le découpage territorial du canton et des institutions qui lui sont rattachées ?grdconseil

A la reprise après la messe, notre nouvelle présidente, la socialiste Marcelle Monnet-Terrettaz, fit son allocution puis procéda à l’assermentation de la députation. Son énoncé des noms ne manqua pas de nous surprendre. Lors de l’appel de Madame Tauss-Cornut Sonia nous entendirent Madame Tauss-Corniaud Sonia et à l’énoncé du député Centelleghe Moreno nous entendirent CenteLego Moreno. Certains élus plaisantèrent arguant qu’il faudrait peut-être interdire de paroles les élus dont le nom serait trop difficile à prononcer alors que d’autres suggéraient d’éviter tout nom de plus d’une syllabe.

La reprise de l’après-midi devait voir la nomination des membres des 3 commissions de haute surveillance puis de celles des présidents et vice-présidents de ces mêmes commissions. Nous vécurent un certain flottement puisque la Présidente s’emmêla les « pinceaux » ; elle procéda à la nomination des membres de la première commission puis de son président et de son vice-président sans respecter l’ordre du jour et le protocole. Aucune présentation des candidats n’a ainsi pu être faite par les groupes politiques.

Lors du traitement du point suivant, relevant de l’assermentation du Conseil d’État, notre chef de groupe sollicita la parole, mais la Présidente, visiblement égarée, en oublia de la lui donner. Christophe Claivaz alla la solliciter de vive voix, mais lorsque celle-ci lui fut donnée, les conseillers d’État avaient déjà quitté la salle, seul demeurait Claude Roch, notre Conseiller sortant.

Lors de son intervention, Christophe ne manqua d’en faire la remarque tout comme pour l’absence de présentation des candidats à la présidence des commissions de haute surveillance.

Finalement, cette session se clôturera par l’assermentation des Conseillers d’État dont le retard de Monsieur Oscar Freysinger n’en a été que l’élément retenu par les médias alors que Madame Monnet persévérait dans ses bourdes. Lors de son appel nominal des Conseillers d’État, celle-ci spécifia la fonction d’Ester Waeber-Kalbermatten mais ne le fit pas pour Jacques Melly, Jean-Michel Cina et Maurice Tornay allant même jusqu’à se tromper de prénom pour Jaques Melly.

Gageons que l’approximation du déroulement de cette séance constitutive n’est que le fruit d’une émotion prolongée et non le résultat d’un manque de préparation.                                                                                       CAGILLIOZ – Le Confédéré

Le chacal est promis à un bel avenir

fâchéQue retiendra-t-on de 2012 si ce n’est que nos médias ne manquent pas une occasion d’abandonner leur mission initiale. Sous prétexte du droit à l’information et du devoir d’informer, ils n’hésitent pas à quitter l’étroit sentier de l’objectivité pour arpenter celui de la manipulation.

Je sais, vous allez me trouver rude, mais s’il nous suffisait, par le passé, de consulter un seul média pour bénéficier d’une information correcte, il nous faut désormais en consulter plusieurs pour parvenir à déterminer le vrai du faux.

Prenons l’exemple de Bugarach : en 2010 la Mission interministérielle française de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires adressait un rapport à son premier ministre. Rapport au sein duquel il rappelait qu’entre 94 et 97, 74 personnes avaient péri en Suisse, au Canada et en France, emportées par une folie autodestructrice, convaincues d’une apocalypse imminente. Ce même rapport annonçait le millésime 2012 comme particulièrement « prometteur » pour les prophètes de mauvais augure en raison de divers éléments pouvant être récupérés (calendrier Hotzkin et éléments astrophysiques).

Qu’avons-nous vu ? Des médias pris à leur propre jeu puisqu’après avoir déblatéré pendant près de 12 mois, ils se retrouvèrent à se filmer entre eux. Le temps et la multiplicité des sources auront permis à la population de faire la part des choses.

Il y a peu, nous avions eu la tragédie de Newton ; un écrivain canadien du Huffingtonpost déclarait ceci : « Au beau milieu du chaos, nous sommes très dépendants des médias pour comprendre ce qui est arrivé. Malheureusement, ces médias n’arrivent plus à cacher leur véritable objectif, qui est simplement d’attirer notre attention. Dans un climat de compétition féroce, les reporters voulant rendre une histoire captivante franchissent trop souvent les limites de l’acceptable. »

Désormais, nous avons la tragédie de Daillon avec des médias prêts à répercuter n’importe quelle affirmation. Les déclarations officielles se voient reléguées au second rang puisque tout opportuniste se réclamant d’une cause en manque de visibilité tentera d’en récupérer l’évènement. Il n’aura fallu que quelques heures à certains pour mettre en cause un tuteur, une loi, une armée, des armes, etc. Je n’ai pas encore vu un média mettre en cause l’alcool, la fumette et l’oisiveté, mais cela ne saurait tarder. À en croire les affirmations des uns et des autres, le drame aurait pu être évité, il y a juste que chaque citoyen a sa solution et le consensus n’est pas sur la table.

Si ce personnage était demeuré enfermé, nous aurions peut-être eu un drame à la Skander Vogt. Si cette personne n’avait pu accéder à l’alcool, aux psychotropes ou aux armes, il aurait tout aussi bien pu faire usage d’un couteau de cuisine ou d’un pesticide. Le petit couteau suisse est proscrit sur les lignes aériennes ; devons-nous en faire autant dans d’autres lieux ?

Il y a treize mois, j’avais écrit un article sur la tragédie de St-Léonard, m’en prenant à ces médias ignorant totalement ce petit bout de femme assassinée. Il y a 2 mois, son meurtrier s’étalait dans la presse. À coup de déclarations savamment préparées, il tentait de minimiser sa responsabilité salissant ainsi la mémoire de Mlle Bonvin.

L’année du dragon touche à sa fin, en date du 10 février, nous allons entrer dans l’année du serpent or dans l’astrologie chinoise, le serpent est associé à la sagesse, la culture, la réflexion et la créativité. Gageons donc que cette nouvelle année sera meilleure que celle-ci.

CAGILLIOZ – Le Confédéré

By Gillioz Posted in 2013

Nous sommes en guerre, la cinquième colonne est à l’oeuvre

2012-11-11 15.58.08Oui, la cinquième colonne a repris du service. Vous savez, cette équipe de partisans pratiquant la guerre de l’ombre. Non pas ceux qui font usage d’armes classiques, mais bien ceux qui manipulent, influencent et déstabilisent un État voire une coalition.

Nous autres européens n’avons de notion de la guerre que sa forme initiale, celle ou deux armées s’affrontent or les temps ont changé. La guerre que se livrent les États dits développés se veut économique.

Voilà déjà 5 ans que résonne le mot crise mondiale, 5 années durant lesquelles la Suisse a bien manœuvré. Certes, nous avons eu quelques sueurs froides notamment à l’heure de la grande catastrophe des subprimes, mais les mots déflation, inflation voire hyperinflation ne nous parlent gère. Nous préférons les légers correctifs budgétaires aux grands bouleversements.

Mais que peuvent avoir comme lien cette prétendue guerre et cette cinquième colonne avec la crise financière mondiale ? En fait cette crise n’a de mondiale que son nom ; les principaux États concernés sont les États-Unis et l’Europe, le Japon étant en crise financière depuis les années 2000.

Les États-Unis vivent, depuis des décennies, largement au-dessus de leurs moyens, nous en sommes conscients. Leur dette a souvent été partiellement compensée par des acquisitions stratégiques. La rigueur budgétaire n’est pas leur tasse de thé or, depuis les années 2000, la situation s’est largement aggravée. Leur hégémonie vacille et la crainte que le dollar ne soit plus une monnaie de référence n’est plus un bruit de couloir. De toutes les bulles en activités, certaines n’ont pas encore explosé alors que de nouvelles se créent. La Réserve fédérale américaine annonce son 3ème plan d’assouplissement en l’espace de 3 ans. Elle va de nouveau imprimer du billet pour acheter des obligations américaines de qualité médiocre. Le bilan de la banque centrale est en train de gonfler pour atteindre les 4000 milliards de dollars soit le quart du PIB américain.

Tout est en train de se passer comme lors de la crise précédente. La bulle des actifs financiers se regonfle. Les liquidités que les banques américaines ont obtenues ne sont guère placées dans l’économie réelle. Pour relancer l’économie, la banque centrale n’a pas trouvé mieux que de soutenir à bout de bras le marché immobilier et le marché des obligations. Une hyperinflation se crée, elle n’est pas visible dans les chiffres officiels, car le mode de calcul a changé. Nous en sommes à un taux de 3% alors qu’il serait de 10% selon l’ancien modèle d’analyse.

Cette situation explosive va amener le reste du monde à subir bientôt le crack obligataire de la dette souveraine américaine. Cette crise sera bien plus grave que celle de l’Euro. Globalement, les États-Unis sont arrivés dans une situation de détresse financière telle qu’ils ont lancé une guerre contre l’Europe parce que leur survie dépend de l’échec de l’Europe. Selon Myret Zaki, les États-Unis utilisent le 35ème des 36 stratagèmes classiques chinois datant de l’époque Ming consistant à multiplier le nombre d’intervenants de façon à cacher le véritable tireur de ficelles.

La stratégie de la fuite en avant

Depuis 2009 les États-Unis, par le biais de multiples communications médiatiques, tentent de faire croire que la crise de l’Euro s’avère la plus importante. C’est une véritable guerre économique dont l’enjeu n’est autre que la survie de leur leadership sur le marché mondial. Dans cette démarche ils sont aidés d’un autre spécialiste de la planche à billets ; l’Angleterre, pays en faillite, dont la dette est à 900% de son PIB. Ce pays dont sa Banque Nationale est la seule acheteuse de sa dette souveraine.

Des deux monnaies que sont l’Euro et le dollar, il n’en restera qu’une à conserver le leadership ; les Américains ont tout entrepris pour démolir leur adversaire, mais leur plan a rencontré quelques obstacles  inattendus.

L’ennemi de l’Euro-Land

Au sein des ennemis nous y trouvons bien évidemment les États-Unis, mais aussi l’Angleterre, les banques américaines qui ont ordre de ne plus prêter de l’argent aux banques européennes et bien évidemment ce que j’appelle la cinquième colonne, une équipe composée d’élus européens, de partis politiques essentiellement de gauche et tout un tas de manipulateurs médiatiques. Certains ne veulent que la fin de l’Euro, d’autres sont opposés à la rigueur budgétaire, élément essentiel pour une sortie de la crise.

Au milieu de cela, nous avons une France qui comme en 33 pratique l’angélisme total à l’égard d’une guerre qui n’affiche ni soldat ni arme traditionnelle.

Les Alliés

Au sein des alliés, nous n’y trouvons bientôt plus que l’Allemagne, grande défenseuse de la rigueur budgétaire, mais aussi quelques intervenants inattendus, dont la Chine, la Russie, le Japon, mais également la Suisse qui pour cette fois joue un rôle très important.

La Guerre

Courant 2009, les États-Unis s’en prennent à l’Euro, la Chine combat cette agression en rachetant massivement de l’Euro. La Russie emboite le pas tout comme le Japon et quelques autres pays. Les États-Unis sont en passe de réussir, mais la Suisse entre dans la bataille. Elle décide de soutenir la parité de l’Euro face au Franc. Elle achète de l’Euro jusqu’à près de 2 milliards par jour en 2012. Elle devient l’un des importants soutiens dans la bataille. En juillet dernier le Financial Times critiquait notre Banque Nationale, l’accusant de vouloir jouer avec les monnaies et faire de l’argent sur le dos du marché mondial.

Finalité

Si l’Euro s’écrase, la Suisse désormais sixième plus grande détentrice de réserves de change au monde, derrière la Chine, le Japon, l’Arabie Saoudite, la Russie et Taïwan, en souffrira, mais cela permettra surtout aux Américains de faire éclater leurs bulles prétextant que l’Europe en est responsable. Quoi qu’il en soit, l’issue de la bataille est à venir.

CAGILLIOZ – Le Confédéré

De la profondeur du précipice …

lausanne-faillite-page1En Valais, lorsque le Nouvelliste fait état de l’adoption des budgets ou des comptes communaux, nous n’y voyons guère de commentaires. Il est vrai que nombre de nos communes pratiquent la recherche de l’équilibre budgétaire et la volonté d’un autofinancement important comme critère premier.

Chez nos voisins vaudois, c’est tout autre chose ; des partis comme le PLR (PRD-PL) et le PDC ont totalement perdu pied dans les villes. La politique d’endettement a supplanté la politique d’équilibre budgétaire. Lorsque l’on sait qu’un endettement même faible ne pourra que croitre s’il n’est résorbé, l’on peut fort bien imaginer la suite des événements. Des villes comme Lausanne, Morges ou Vevey affichent des budgets déficitaires bien évidemment associés à un endettement croissant.

La ville de Lausanne vient d’afficher son budget 2012, l’on y voit bien évidemment une prévision de déficit. Certes, les observateurs locaux vous diront qu’il est relativement faible (44 Mio) en regard du bassin de population (130’000 hab.) ; c’est tout de même un découvert de CHF 338,50 par habitant à rajouter à une dette globale de 2,5 milliards (CHF 19’200 /hab.).

Une telle situation ne serait pas de nature trop inquiétante en période de conjoncture favorable or lorsque l’on sait que le chiffre d’une sous couverture de 1,3 milliard pour la caisse de pension de la ville avait été annoncé courant 2009, j’imagine que véhicule rose-vert n’est pas très loin du mur.

En ville de Morges, ce n’est pas mieux. La municipalité de gauche prévoit une augmentation d’impôt assortie d’un déficit de 5,9 millions pour une population de près de 15’000 habitants. Les investissements vont représenter une trentaine de millions, mais seuls 5,2 seront autofinancés.

Pour le contribuable, cela se résume à une augmentation de la dette et des impôts. Les édiles de gauche ne manquent d’ailleurs pas de justifier cette situation par une dégradation de la situation économique mondiale. Elle est bien bonne celle-là ! N’aurions-nous pas là quelques adeptes du mode de gestion grec ?

À Vevey, le législatif de la ville vient de refuser une hausse de 5 points d’impôts. L’exécutif prévoyait ainsi pouvoir s’appuyer sur une rentrée fiscale supplémentaire de 4 millions devant leur permettre de ramener le déficit budgétaire de 14 à 7 millions. Eh oui, pour certains 14 moins 4 et quelques aménagements, cela fait 7 millions. Acculée, la municipalité a désormais sorti une arme de pression  : le risque de licenciement. Quoi qu’il en soit, celle-ci se trouve désormais dans le viseur de l’autorité vaudoise de surveillance des finances communales.

En finalité, si la politique financière désastreuse de nombreux pays nous aura amené au bord du précipice, la gauche nous fournira le bandeau pour ne pas voir la profondeur de celui-ci.

CAGILLIOZ – Le Confédéré

Esther Waeber-Kalbermatten, une conseillère d’État à la traine

Nous avons tous en mémoire les folles aventures du Dr Cannabis. De son congé carcéral à sa grève de la faim, Bernard Rappaz n’aura pas manqué d’user de l’indulgence de notre conseillère d’État.

Certes, il s’est assagi, il a récupéré son poids, mais tel un balancier d’horloge, il revient régulièrement vers elle avec de nouvelles prétentions. Lorsque ce n’est pas la cuisine qui déplait, c’est le service religieux. Tel un enfant qui n’a toujours pas compris, il s’en retourne vers notre Conseillère d’État pour lui réclamer quelque chose.

Si dans cet épisode l’on a pu soupçonner un certain manque de lucidité voir un certain excès de compassion dans l’attitude de notre ministre, il est difficile de la lui reprocher tant la situation s’avérait particulière.

Dans la problématique de la gestion des prisons, nous avons encore tous à l’esprit cette impression d’un service incontrôlable. Un chef contesté, des cadres désemparés et des collaborateurs qui quittent l’embarcation. Des audits interminables furent menés. D’ailleurs certains d’entre nous ne manquèrent pas de surnommer notre Conseillère d’État: “Ester, la reine des audits”.

Si l’audit se doit d’être un outil utilisé à toute fin d’obtenir une vision objective d’une situation, il ne doit pas être le moyen de reporter des décisions. Il ne doit pas non plus être le paravent qui cache un manque de réactivité. L’on ne pourra jamais reprocher une erreur de casting, mais une absence de réactivité ne fait qu’amplifier la portée d’une telle erreur.

Lors du débarquement des gitans dans la région de Collombey, notre ministre a probablement dû oublier que notre cher canton s’étalait jusqu’au Léman. D’ailleurs, lors de la dernière conférence des chefs des Départements de Justice et Police des cantons romands, c’est bien la ministre vaudoise, Madame De Quattro, qui a pris l’initiative de traiter le sujet des gitans.

En période électorale, il est bon de se rappeler que nos législatifs tout comme exécutifs sont généralement constitués de personnes actives voire proactives, mais également de personnes inactives.

CAGILLIOZ – Le Confédéré

La cuisson des marrons

Le monde politique est à l’image des nos écoliers. En juin il met toute son énergie dans un dernier effort ; un peu comme s’il avait à passer un examen. En juillet, il est en course d’école, et à mi-août il prépare sa rentrée. Notre monde politique serait assujetti, comme les hannetons, à un phénomène de cycle. Aux yeux du citoyen, il passe de la discrétion à la visibilité harcelante puis se fait à nouveau plus discret.

Cette vision n’est pas la réalité. Certes, le monde politique se voit aussi composé d’entités actives cycliquement. Les comités de campagne en sont un bel exemple. Entre deux élections, l’on douterait même de leur existence or sans eux rien ne se ferait. Telles des fourmis, elles s’activent dans l’ombre, un peu comme si la lumière ne leur conviendrait pas. À l’inverse, nous avons les élus ; ils se répartissent entre ceux qui sont en lumière, ceux qui la recherchent et ceux qui apprécient le bon équilibre.

Cet automne, à la saison des marrons, nous allons en prendre quelques-uns. Pour certains, nous allons les flamber pour qu’ils prennent un peu d’éclat, pour d’autres nous allons les écarter. Ils vont avoir un peu de lumière, crue pour les uns, bienfaitrice pour les autres. C’est notre petite cuisine locale, mais n’oublions pas, à l’heure de la cuisson, que la majorité d’entre eux donnent plus qu’ils n’en reçoivent.

CAGILLIOZ – Le Confédéré

L’homme politique et le pique-assiette aux jeux du cirque

L’homme politique suisse est un être issu d’une culture sociétale très ancienne. Il a le sens du devoir, il est conscient de ses responsabilités. Le mot servir ne lui est pas étranger. L’homme politique se répartit en deux catégories ; l’un est actif dans un exécutif et l’autre dans un législatif. L’on a tendance à dire qu’un homme d’exécutif tient un ménage alors qu’en réalité, il serait plutôt le gestionnaire d’une entreprise dont il ne peut envisager la faillite.

L’homme de législatif c’est autre chose, c’est un personnage largement occupé à défendre des idées. Il contribue à la conception des lois qui régissent notre avenir. L’homme de législatif est souvent visible, il a besoin du soutien populaire pour faire passer ses idées.

Au sein du monde législatif, nous avons régulièrement des personnages très exotiques. Ils ont pour particularité de toujours se faire remarquer. Ils prétendent servir nos intérêts, mais en réalité ce sont les leurs qu’ils défendent. Ce genre de député ne se sent absolument pas responsable des dégâts qu’il crée ; il ne sera d’ailleurs plus là lorsque les effets s’en feront sentir.

À Genève, le député Stauffer est passé du PLR à l’UDC puis a créé le MCG ; il faut dire que personne n’avait voulu reconnaitre ses compétences. Le thème des étrangers étant déjà monopolisé par l’UDC, il a choisi les frontaliers, c’est plus local. Avec le temps, le personnage n’a rien perdu de sa visibilité, mais quelqu’un peut-il lier son image à autre chose qu’à des faits divers. Peut-on l’associer à un quelconque projet réussi, j’en doute ? Quoi qu’il en soit son avant-dernier couac m’a choqué : Monsieur s’est plaint de n’avoir pas reçu de billet d’entrée pour les feux des fêtes de Genève. Un coup de coude ici, un coup de coude là et c’est fait ; monsieur et sa famille auront eu les feux à l’œil.

En voilà un véritable pique-assiette aux jeux du cirque !                                                                                          CAGILLIOZ – Le Confédéré